À une semaine du premier tour des élections présidentielles, l’agence d’évaluation financière Standard & Poor’s annonce une chute de 15% des prix de l’immobilier résidentiel français d’ici fin 2013.
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Alors que le marché français suivait une évolution qui lui était propre ces derniers temps » l’agence S&P indique «
qu’il ne serait plus qu’une question de temps avant qu’il ne rejoigne ses pairs en Europe ».
En effet, « l’exception française » selon S&P résidait dans une plus grande capacité d’emprunt des ménages, ce qui devrait changer avec une réduction anticipée de l’ordre de 20% du nombre de prêts immobiliers en 2012.
Geneviève Sadone-Lebeau et Jean-Louis Sadone, co-fondateurs de l’agence éponyme à Neuilly, se devaient de réagir face à ces prophéties alarmistes.
Quelle baisse à Neuilly ?
Alors que la profession tire la sonnette d’alarme et que les stocks augmentent, l’agence Sadone Immobilier vient paradoxalement de connaître un mois de mars record en termes de transactions. « L’attentisme électoral » traditionnellement constaté et relayé en 2012 par différentes études, ne semble pas, cette fois, avoir atteint la périphérie de la capitale constate Geneviève Sadone-Lebeau qui, en 30 années d’exercice à Neuilly, a vu passer 6 élections présidentielles.
Le prix du m2 reste stable à Neuilly, aux alentours de 9000 €/m2 en moyenne. Le nombre de transactions réalisé par Sadone Immobilier a augmenté de 7% par rapport à 2011. Seuls les biens présentant un défaut ont du mal à trouver preneur.
Quant aux
crédits immobiliers sollicités par les clients de l’agence, ils dépassent rarement 30% du montant total de l’acquisition. «
S’ils sont plus longs à obtenir, nous n’avons cependant pas vu passer un seul refus de prêt depuis le dernier semestre » indique Geneviève Sadone-Lebeau.
À qui profite le crime ?
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N’oublions pas que l’agence S&P n’avait pas vu venir la crise des Sub-prime » rappelle Jean-Louis Sadone. Prêter foi aveuglément à ces propos alarmistes, c’est ne pas tenir compte de la dimension psychologique voire affective liée à l’achat d’un logement et oublier la spécificité d’un marché régi par les particuliers. En effet, à la différence des investisseurs institutionnels, les particuliers n’accepteront jamais de vendre à perte.
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Plutôt que sur la chute libre c’est sur la correction et le réajustement du marché qu’il convient de s’entendre » poursuit-il, avant de s’interroger « Qui a intérêt à voir l’immobilier français mordre la poussière entraînant dans sa chute l’économie du pays, sinon les marchés financiers pour qui la France représente la prochaine cible ? ».