Marché immobilier : vers un nouveau cycle immobilier ?
par | Catégorie : Actualités immobilières & crédits | consulté 517 fois | 0 commentaire(s)

A fin octobre, les tendances de production de prêts immobiliers laissent augurer une hausse annuelle d’environ 25 %, avec des crédits atteignant 145 Md€ à 150 Md€ sur l’année, à rapporter aux 119,5 Md€ enregistrés en 2009. La production dépasserait donc son niveau de 2008 (141 Md€) sans pour autant atteindre celui d’avant crise (170 Md€ en 2007).
Le nombre de transactions est aussi en augmentation puisque dans l’ancien, l’indice Notaires-Insee des logements anciens table sur 720 000 à 750 000 opérations sur l’année, en hausse annuelle de près de 25 % également (590 000 en 2009), ce qui correspondrait à un retour au niveau de 1999. Dans le neuf, la tendance est également haussière avec 56 700 ventes enregistrées au premier semestre 2010, soit + 6,7 % par rapport à la même période de 2009.
Ces tendances cachent en revanche une reprise d’une différenciation d‘évolution du marché entre les différentes zones françaises en matière de prix, avec des hausses significatives dans les grandes métropoles, et particulièrement Paris (+ 9,8 % sur un an glissant, alors que la moyenne en région est de 4,3 %).
Pour l’avenir, les signes de reprise à relativement court terme demandent encore à être confirmés, un certain nombre d’éléments constitutifs étant plutôt conjoncturels alors même que les prix demeurent élevés, fragilisant la solvabilité des ménages malgré le niveau des taux d’intérêt. Dans les facteurs positifs, il est certain que l’inquiétude liée à la retraite joue en faveur de l’investissement immobilier, tout comme la frilosité des ménages face à une Bourse encore très chahutée. « Cependant, commente Christian Camus, les incertitudes économiques, la diminution des avantages du dispositif Scellier pour le marché du neuf, la fin des avantages fiscaux sur les intérêts d’emprunt, mais également de possibles modifications dans le cadre de la réforme annoncée de la fiscalité, sont autant de facteurs qui pourraient avoir un impact, parfois seulement conjoncturel, sur les tendances du marché ».
Vers un nouveau cycle immobilier ?
Structurellement, on constate un épuisement de la baisse des prix qui n’a, de toutes façons, pas compensé la hausse du début des années 2000, comme le souligne Alexandre Mirlicourtois, directeur des études économiques chez Xerfi et auteur d’une étude sur l’immobilier de logement à l’horizon 2015. Pronostiquant le retour d’un cycle modérément haussier à partir de 2012, Alexandre Mirlicourtois s’appuie sur les éléments constitutifs et structurels du marché : une demande supérieure à l’offre ; une aspiration constante des Français à devenir propriétaires et un endettement des ménages relativement faible. Des facteurs positifs dont les effets sont affaiblis par la dégradation du marché du travail et les tensions déflationnistes qui bloqueront durablement les revenus.
Par ailleurs, explique Alexandre Mirlicourtois, « si l’économie va sortir de la crise, il ne faut pas s’attendre à un quelconque emballement. De tendance modérée, la croissance sera soutenue par des taux directeurs qui devraient rester bas et accompagner ainsi tant la consommation que l’investissement immobilier des ménages. Le besoin structurel de logements, dont la demande est très supérieure à l’offre, continuera à tirer le marché vers le haut ».
Sources : Meilleurtaux
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