L’immobilier résidentiel au Royaume-Uni reste morne
par | Catégorie : Actualités immobilières & crédits | consulté 1134 fois | 0 commentaire(s)

Le marché de l’immobilier résidentiel au Royaume-Uni est resté atone durant le mois de mars. Le nombre de ventes a été faible et une baisse de la demande a pu être notée, avec des divergences régionales allant en s’accroissant, selon la dernière étude publiée par la RICS.
La demande pour l’immobilier de logement a subi une légère baisse le mois dernier, la prudence vis-à-vis de prévisions économiques et les perspectives de hausse des taux d’intérêts viennent en effet s’ajouter aux difficultés d’accès au financement hypothécaire pour les primo-accédants.
En dépit de cette vision nationale négative, il y a eu de fortes variations régionales. Dans des zones importantes des Middlands et du Nord de l’Angleterre ont a constaté une baisse très conséquente de l’intérêt des acheteurs, alors que dans d’autres zones géographiques comme l’Ecosse, le Pays de Galles et le Sud Est, les conseils ont fait part d’une augmentation.
Dans le même temps, le nombre de nouveaux mandats, indicateur du niveau de l’offre sur le marché, a été stable, 4 % de plus de Chartered Surveyors ayant rapporté une augmentation en mars. Par ailleurs, le chiffre des ventes récemment conclues – un bon critère de l’activité du marché- est resté morne au niveau national. Cependant, on constate ici encore, des variations régionales importantes.
Le niveau du nombre de transactions a été plus positif dans le Sud Ouest et au Pays de Galles, alors que l’East Middlands, le Yorkshire et l’Humberside ont affiché des résultats particulièrement négatifs
Les conseils ont fait part de la réticence des vendeurs à baisser encore leurs prix, ce qui reste une pierre d’achoppement pour beaucoup d’éventuels acheteurs. En ce qui concerne les prix, au niveau national, 23% de plus de Chartered Surveyors ont rapporté une baisse (ce chiffre était de 26% en février). Londres a été la seule région du pays à afficher une hausse, démontrant ainsi que la capitale vit des conditions de marché différentes du reste du pays. Les prévisions de prix pour les 3 prochains mois restent pessimistes, cependant, les conseils pensent qu’il y a un peu d’espoir pour que l’activité des ventes progresse légèrement durant ces 3 mois.
Commentaires de Ian Perry : « Les prévisions négatives concernant les prix de l’immobilier au Royaume-Uni semblent davantage refléter l’économie générale que le micro climat de Londres. Le faible niveau d’intérêt de la part des acheteurs, dans de nombreuses régions du pays, continue d’impacter le marché, ce qui aboutit à une certaine pression sur les prix. Avec les perspectives d’augmentation des taux d’intérêts et une insuffisance récurrente des financements hypothécaires, il semble qu’une amélioration du marché résidentiel au niveau national n’est pas encore proche. »
Sources :RICS
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