Le marché des bureaux français : le plus sûr d’Europe ?
par | Catégorie : Actualités Courtiers et Agents | consulté 171 fois | 0 commentaire(s)

Alors qu’une reprise progressive est en cours dans l’immobilier d’entreprise européen, dans un contexte de reprise économique partout fragile, Colliers International vient d’achever sa première étude semestrielle des marchés européens de bureaux. Les résultats en faveur de l’immobilier français, et en particulier francilien, de cette étude sont édifiants. Au cours de la période de récession immobilière s’écoulant de la mi-2007 à la mi-2009, le marché d’Ile-de-France a admirablement résisté en termes de volume d’activité locative et de maitrise de l’offre neuve.
En conséquence, les taux de vacance en Ile-de-France (7 %), mais aussi à Lyon (8 %) ou à Lille (6,5 %) s’établissent à des niveaux enviables pour plusieurs agglomérations européennes : les taux de vacance s’établissent ainsi à 17 % à Amsterdam, à 14 % à Frankfort, ou encore à 12 % à Bruxelles et à Stockholm. Au-delà de cette résistance, les marchés français de bureaux montrent une capacité de rebond, et non juste de reprise technique des transactions, qui démontrent une liquidité et une stabilité remarquables. On notera à titre d’exemple que le marché de Paris a retrouvé au 1er semestre son niveau du 1er semestre 2008 ou que le marché de Lille a signé son meilleur 1er semestre depuis 2002. En comparaison, la plupart des marchés européens, tels que Rome ou Munich, ne devraient pas croître avant 2011. Seuls Londres et Oslo s’inscrivent dans une véritable phase de reprise.
Les ingrédients de cette performance sont connus : la centralisation du marché français et la stabilité de l’offre de la plupart des métropoles régionales permettent à l’immobilier de bureaux français de surperformer la macroéconomie du pays. Ce n’est pas le cas de tous les marchés européens et cela peut expliquer que tous les investisseurs du monde s’y intéressent.
Les points-clés :
La reprise sur le marché de l’investissement ressort comme lente et progressive. Les volumes investis ne devraient pas dépasser les 10 Mde en 2010.
Le marché français est dominé par des investisseurs très averses au risque et dont la stratégie est fondée sur la recherche de valeurs refuges. La mise en oeuvre de stratégies de type « Value Added » et opportunistes est contrainte par la frilosité des banques.
Les arbitrages des SIIC et des fonds d’investissements s’inscrivant dans une logique de désendettement ont alimenté le marché.
Le tarissement des opportunités « prime » mises sur le marché devrait s’accentuer dans les prochains mois.
Les actifs tertiaires les plus sécurisés et les mieux localisés continuent de s’apprécier. Les actifs considérés comme plus risqués demeurent en revanche toujours illiquides.
L’intérêt pour l’immobilier de commerce, segment de marché considéré comme le plus résistant, ne se dément pas et conduit à une pression à la baisse sur les taux de rendement des boutiques de centre-ville et des grands centres commerciaux.
Note d’investissement Colliers UFG PM -3e trimestre 2010
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